La question de l'abus des stages dans le domaine de l'accueil de l'enfance n'est toujours pas résolue
Dans son édition du 7 mars 2020, le 24Heures titre « Des jeunes exploités au pays de la petite enfance ». Cet article signé de Raphaël Cand fait suite à la publication en mars 2020 d'un rapport de SavoirSocial mentionnant que sur 776 apprentis interrogés, près de 20% d'entre eux ont effectué un stage de deux ans et que 16% ont même été stagiaires plus longtemps.
L'article du 24Heures se centre plus spécifiquement sur la situation du Canton de Vaud. Les recommandations de l'Organisation vaudoise du monde du travail pour la formation professionnelle dans les domaines de la santé et du social (OrTra-Vaud) évoque notamment que la durée d'un stage au sein d'une même institution est de six mois, renouvelables pour une durée de six mois pour autant qu'un contrat d'apprentissage soit signé pour la prochaine rentrée scolaire. Sans directive contraignante, il s'avère que les abus persistes.
La réalité peut néanmoins varier d'un canton à l'autre. Celui de Neuchâtel, depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le salaire minimum en août 2017, autorise l'engagement d'un ou d'une stagiaire uniquement pour deux mois. Au-delà, un contrat d'apprentissage pour l'année d'après doit être signé.
La pertinence du rapport de SavoirSocial et de l'article du 24Heures démontrent la nécessité de trouver des solutions acceptables. Comme le relève la prise de position de Pro Enfance, il y a lieu d'inscrire les stages dans un processus de formation afin d'éviter les abus.
Accéder au lien URL pour lire l'article du 24Heures dans lequel Claudia Mühlebach, présidente de Pro Enfance, s'exprime parmi d'autres personnes interviewées (CHF 2.-)
Lire la prise de position de Pro Enfance concernant les stages (2017)
