Le quotidien "Le Temps" se penche sur l'offre d'accueil de la petite enfance
Le journal "Le Temps" s’est penché durant l'été sur l'offre d'accueil de la petit enfance pour mieux comprendre leurs enjeux. Plusieurs articles abordent le sujet sous des angles complémentaires, avec en filigrane un même questionnement : "Quelles crèches pour demain ?".
En s'arrêtant sur la capacité de l'offre en Suisse romande – cartes à l'appui, le quotidien confirme les grandes disparités intercantonales, mais aussi entre villes et campagnes. Pour refléter le travail quotidien, deux éducatrices expérimentées et passionnées partagent leur vision d’une profession. Entre l’idéal pédagogique et la réalité du système collectif, la tension est perceptible. "Dans l’urgence, on devient des robots".
Qu'est-ce qui fait une bonne crèche ? Le consensus scientifique est assez clair pour le professeur Michel Vandenbroeck de l’Université de Gand : les interactions entre les professionnel·les et les enfants sont déterminantes. Aussi, le nombre d’enfants par professionnel, taille des groupes, niveau de la formation initiale, formation continue, temps hors de la présence des enfants sont autant de variables à considérer. Soumettre l'appréciation de l'évaluation de la qualité aux parents n'apparaît pas quant à elle convaincante, les parents n'étant pas témoins des interactions quotidiennes au sein de ces espaces de vie. Comme pour l’école, c’est une responsabilité collective.
Quant à l'éditorial, il ne saurait enfermer la politique de la petite enfance à la question de la couverture des besoins. Il faut investir dans les crèches pour l’avenir du pays.
