Le Sommet national de l’initiative Personnel qualifié suisse a eu lieu le 12 septembre 2016 à Berne. Sous la houlette du président de la Confédération Johann N. Schneider-Ammann, des représentants de la Confédération, des cantons et des partenaires sociaux se sont entretenus de divers thèmes, et plus particulièrement de la conciliation des vies professionnelle et familiale. Sous cet angle, la question de l'accueil de l'enfance a été abordée par les partenaires sociaux. Par contre, les besoins des enfants ne semblent pas être une préoccupation.

L’Union patronale suisse (UPS) estime que la conciliation des vies professionnelle et familiale permet de mieux exploiter le réservoir de main-d’œuvre indigène. Valentin Vogt, président de l’UPS, s’est prononcé en faveur de l’amélioration de l’offre d’accueil extrafamilial et de la déduction fiscale des frais de garde. L’Union suisse des arts et métiers (USAM), quant à elle, pense que les PME doivent renforcer les mesures existantes pour concilier travail et famille plutôt qu’inventer de nouveaux concepts.

À l’inverse, Travail Suisse estime qu’il faut consacrer davantage de ressources à la conciliation des vies professionnelle et familiale. Il faudrait investir plus d’argent (sous la forme d’une allocation d’assistance pour les personnes qui prennent soin d’un proche, p. ex.), créer des infrastructures (par le biais d’une loi-cadre assimilant les structures d’accueil à un service public, p. ex.) et aménager plus de temps (sous la forme d’un congé paternité payé et flexible, p. ex.).

L’Union syndicale suisse (USS) considère que la conciliation des vies professionnelle et familiale contribue fortement à pallier la pénurie de personnel qualifié. Il reste cependant des défis de taille. Les mesures mise en œuvre jusqu’ici vont certes dans la bonne direction, mais il reste fort à faire pour qu’elles atteignent leurs objectifs. Il faudrait investir davantage dans les structures d’accueil extrafamilial et offrir de meilleures conditions de travail pour recruter et fidéliser les travailleurs qualifiés. Par ailleurs, il serait contreproductif d’abaisser les impôts des personnes qui gagnent bien leur vie sous le prétexte trompeur de la «discrimination des couples mariés».

Lire le communiqué de presse du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) - 12.09.2016