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L’école obligatoire accueille les enfants dès 4 ans. Elle doit s’adapter aux besoins d’enfants très jeunes. Certains n’ont jamais quitté le nid familial, quelques uns ne parlent pas le français, alors que d’autres peuvent sembler mieux « préparés » à vivre cette étape importante. Quels moyens se donne l’école pour favoriser l’égalité des chances malgré ces disparités ?

On entend souvent des enseignant·e·s se dire rassurés d’accueillir en 1P des enfants qui ont déjà une expérience de la collectivité. Ces remarques posent une question centrale : est-ce que les jardins d’enfants et les garderies ont comme mission de « préparer » les enfants à être conformes aux attentes de l’école ? Et si oui, comment assurer l’égalité des chances pour tous les enfants alors que certains n’ont jamais eu l’occasion de fréquenter un lieu d’accueil ?

Ce thème a été discuté par un groupe de travail composé de professionnel·le·s de la petite enfance représentant plusieurs services cantonaux et piloté par l’Unité migration accueil de la DGEO-DFJC ; il s’est réuni durant plus d’un an autour de la question de l’accueil des enfants allophones en première année d’école obligatoire. Le groupe de travail a également réfléchi à la définition de « l’encouragement précoce », aux missions des lieux d’accueil (qui sont des lieux de vie et non pas des centres préparant les enfants à l’étape d’après), et à la nécessité de considérer la première année d’école comme un temps d’adaptation et de transition.

Ces discussions ont servi de repères pour la réalisation d’une brochure rédigée par l’Unité migration accueil.

Scolarisation des enfants allophones : encouragement précoce transition petite enfance – école / Unité migration accueil, Lausanne : UMA, 2020

Propos repris de la Newsletter 168 du Centre de resources en éducation de l'enfance (CREDE)