Pour combler les inégalités en Suisse, une piste d’action réside dans une meilleure répartition entre travail rémunéré et non-rémunéré. Comment impliquer les hommes dans le soin aux autres et en particulier dans le soin aux enfants ?

Au travers de sa dernière prise de position, Caritas Suisse annonce la couleur : En Suisse, 76'000 enfants vivent dans la pauvreté et 188'000 enfants sont confinés à une situation précaire. Pour Caritas, la réduction de la pauvreté des plus jeunes doit passer par l’introduction de prestations complémentaires pour les familles et par un accès à l'accueil et à l'éducation de la petite enfance.

Je ne peux que saluer l’excellente initiative de la création de l’association pro enfance, de sa plateforme et la dynamique de développement de ses actions en direction de davantage d’accès, de qualité et d’équité dans l’accueil et l’éducation des jeunes enfants.

La vie moderne entraîne une préoccupation grandissante quant à l'adaptation de l'enfant à un monde exigeant et souvent difficile à prévoir. Si, à un niveau idéologique, nous assistons à l'acceptation progressive de valeurs égalitaires entre hommes et femmes, les principaux déterminants de l'évolution du style de vie familial restent certainement de nature économique : nécessités de l'économie domestique imposant le travail à l'extérieur des deux parents, paupérisation associée aux séparations, etc.

Les Bureaux d'intégration des cantons de Genève, Vaud et Valais, avec le soutien du Secrétariat d'Etat aux migrations ont organisé à Renens le 31 janvier 2018 le forum Ouvert romand petite enfance "Co-éducation au-delà des mots". L'intention était de faire émerger des propositions innovantes pour les familles migrantes allophones.